Décembre 2010

Sur l’invitation d’une amie, un moment délicieux en duo avec Miss Leïla pour voir Le petit chaperon rouge aux ateliers Berthier, la tempête de neige et 20 cms floconneux recouvrant le sol à la grande joie des Miss, l’audition de flûte, les démonstrations de gym, le spectacle de GR de Chipounette, son enthousiasme personnel si spectaculaire et quasi permanent dans l’attente du J25, le calendrier de l’avent home made à 6 mains, la rencontre d’auteurs jeunesse reconnus au salon du livre de Montreuil, le village de Noël de Bidouille & Poucette à Vincennes, le 1er bulletin scolaire de l’année, l’attente du TGV pour les vacances en profitant des salons du Train Bleu, un cocard dû à un méchant caillou le 22, la dent de lait perdue le soir du 24 décembre, une petite souris particulièrement généreuse, des filles couronnées pour le reste de l’année, un Père Noël un peu perdu dans les allers venues de Marseille, Toulon, Paris ou la Seine et Marne, un papy en mauvais état auquel on pense tous les jours, un soleil couchant et une lumière de feu le soir du 31…Décembre c’était tout ça et un peu plus encore.
c’était le mois dernier…depuis on a dit bienvenue à Janvier et à la nouvelle année !

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Séance dédicaces

Chaque année, c’est un grand plaisir d’aller faire une séance de dédicaces au salon du livre et de la jeunesse de Montreuil.
Cette année c’était dimanche, entre deux activités de patinoire et de gym de mes Miss. Et autant vous le dire tout de suite, j’y suis même allée toute seule et sans enfant, pour mieux profiter des auteurs et de l’ambiance.
Parfaitement.
Parce que si des livres il y en a plein la maison, les dédicaces, mes Miss n’en voient pas franchement l’intérêt, j’ai même un souvenir brulant de notre rencontre avec Dominique de Saint Mars, l’auteure de Max et Lili…
Là, j’avais vu que PEF était présent, que le stand Gallimard regorgeait de Talents présents, qu’Annelore Parot venait pour ses jolies Kokeshis… et je suis allée en profiter.
Quelques retours en images…et vous savez quoi ?
Ce doux monsieur au longs cheveux blanc qu’est PEF avait déjà entendu parler de Bidouille & Poucette…:) J’en étais toute rouge….de plaisir !

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L’atelier de Charenton, ou ‘le geste de peindre’

Quand on est une Mompreneur, on travaille souvent chez soi, toute seule.
Or les compétences et les activités de chacune se nourrissent d’échanges, en vrai, de celles qui permettent de transformer une question insoluble en solution à réaliser.
C’est donc ainsi que chaque mois, une ‘Mom’ de ma région organise une rencontre chez elle, pour pouvoir échanger sur nos questions et faire découvrir son univers.
Celui de Sandrine, créatrice de l’atelier de Charenton, je me promettais depuis longtemps d’aller le découvrir.

L’atelier est une pièce simple, protégée de l’extérieur par des pans de papier brun, décoré par les débords de peinture laissés par les enfants. Au centre de la pièce, on y trouve un banc de pots joyeusement colorés – 36 coloris – des pinceaux larges et de grande qualité, que les enfants viennent piocher pour réaliser leurs dessins de l’atelier.
Aucune instruction n’est donné sur le sujet : la rêverie de l’enfant le mène, spontanément ou après réflexion (‘déconnexion’ dirait plutôt Sandrine), au sujet qu’il traitera en 1, 2…ou autant de séances qu’il le souhaite.
La feuille qu’il choisi peut être utilisée tant qu’il juge qu’elle n’est pas terminée.
C’est dans cet espace qu’ils laisseront leurs œuvres tout au long de l’année, pour les retrouver à chaque nouvelle séance.

Sous le regard bienveillant et disponible de Sandrine, on imagine facilement le bénéfice thérapeutique du ‘geste de peindre’ :
Se détendre dans un lieu préservé de l’agitation
Se retrouver dans une ambiance collective et amicale
Inventer son monde en couleurs
Et même si les enfants (et les adultes qui le souhaitent) créent seuls, c’est au milieu des autres, en cotoyant les autres…
A la sortie, je crois qu’on avait toute envie de s’y mettre, comme la petite fille d’Emilie Joly créatrice des bijoux ‘Mimi Coeur’ !
Les prochains stages ? C’est par ici !

Crédits photos Karine Wender, photographe Mom de talent !!

Chat Alors !

C’est quoi ce truc ?
Ceux qui se sont intéressés aux hamsters un jour, ont pû constater qu’on leur installait fréquemment des petites roues d’exercice, l’animal ayant besoin de se dépenser pour ne pas devenir obèse.
Et bien imaginez la roue, adaptée à la taille d’un chat, recouverte de moquette pour agripper les griffes, et hop ! Vous avez le résultat sous les yeux.
C’est que le chat de chez nous se trouve être une boule d’énergie infatigable, faiseur de bêtises continuel, pour qui on renouvelle régulièrement les cartons à cachette, les boules de papier à faire rouler, les souris qui font ‘Kriiii !’ quand on les presse…
Alors quitte à envahir la maison d’objets hétéroclites, on a décidé d’investir.
Vous remarquerez qu’on ne recule chez nous devant rien, surtout jamais devant le ridicule.

…vous savez quoi ? ça marche !!
A tous ceux qui participent au jeu de Virginie pour Violette…!

Winx on Ice – Gasp !

Tout parent détenteur de fille(s) de plus de 3 ans est exposé au phénomène Winx. Si la petite fille dispose d’une grande soeur scolarisée, le risque est grandement multiplié.
Ainsi en est il de notre foyer qui plus est parisien. Qui plus est – parce que les fées débarquaient à Bercy en version live – et sur glace pour le week end.
Et nous y étions. Nous, et au moins 3 familles de la classe de ma Chipounette, d’après les échanges de ce matin en classe, les parents semblaient tous avoir le même avis.
Qu’allions nous faire dans cette galère onéreuse, patienter dans le froid des coulisses de la fosse transformée en ‘orchestre’, pour un spectacle démarrant avec presque 30 mns de retard, le temps – sans doute – de consommer moult pop corns et cocas, et se déhancher pour apercevoir correctement la scène, masquée derrière des haies d’adultes accompagnant leur progéniture ?
…faire plaisir à nos filles dont les anniversaires sont proches et éviter les traditionnels cadeaux ‘matériels’…?
Et ça leur a fait plaisir. Outre qu’elles en parlaient tous les jours depuis que l’information nous avait échappé, je peux témoigner qu’elles étaient totalement absorbées par le spectacle.
Pendant que je fulminais sec sur l’organisation, Chipounette se penchait vers moi pour me dire ‘Elles sont très douées, tu ne trouves pas ?’ et j’observais Miss Leïa assise droite comme un i majuscule, les mains posées sur ses genoux, les yeux grands ouverts, immobile tel le sphinx.
Mais filles et parents nous étions d’accord à la sortie : les scènes les plus réussies étaient celles des ‘méchantes sorcières’, quelques effets ‘spéciaux’ étaient plutôt bien réussis, ce n’était pas de vraies ailes (elles avaient de la mousse, d’après Chipounette‘) et Bloom n’était pas la plus ressemblante des Winx, ni la meilleure patineuse.
A ce propos, je regrette qu’aucun nom de patineur artiste – n’ait été communiqué.
Les figures et portés réalisées par le duo de patineurs Valtor-Icy et les back-flip d’un des spécialistes – Hélia ? – méritaient pourtant de connaitre leurs auteurs…

Prénoms…

Jeanne, Tristan, Mathias, Camille, Elsa, Aaron, Isidore, Gabriel, Mathilde, Lisa, Nazim, Juliette, Jude, Arthur, Hugo, Alexis, Lisa, Inès, Alix, Emma, Lirone, Axel, Mira, Titouan, Tiguide, Maéva, Hector, Solal, Charlotte, Jules, Ella, Eran, Mélua, Nour, Gaël, Rafael, Déborah, Aylan, Petra, Clémence, Quentin, Théophile, Thomas, Pauline, Aliénor, Ludmila, Shaï, Ilyes, Avraam-Nutu, Zoé, Alexis, Alice, Ophélie, Manon, Colin, Eva, Camille, Lisa, Annaelle, Valentine, Satya, Shaïly, Vadim, Arsène, Baptiste, Aurore, Erin, Quitterie et Sixtine !
Ces prénoms sont ceux des bébés nés en décembre dans ma commune. Un record pour le mois, sans aucun doute !

Cherchez bien, il n’y a qu’une seule fois le même !
Bienvenue à tous ces nouveaux nés :-)

Comment on est passé de 4 à 6 à la maison

Il y a quelques mois que j’avais déjà parlé de l’envie de Miss Leïla d’avoir un animal, un vrai, un qui soit à elle et qui l’accompagne durant ‘toute sa vie’, et de la tentation impossible d’adopter un chat tunisien…
En septembre dernier, je cédais à la pression infantile et nous adoptions un chaton récupéré par une association.
A dire vrai, le résultat était décevant : un chaton élevé sans sa maman, au milieu de 30 autres chats, ce ne sont pas des conditions très ‘épanouissantes’…et Kika était donc si timide qu’en résumé elle avait adopté comme refuge le dessous du canapé et n’en bougeait pas de la journée, si ce n’est en courant pour éviter des croiser nos pieds.
Et puis, on avait Chipounette, qui n’arrêtait pas de dire que ‘c’est pas juste’ parce qu’elle n’avait pas de chat – à elle – .
La solution s’était dessinée – et si on en adoptait un autre ? Parce que de toutes façons, on venait d’en prendre pour 15 ans, alors, qu’est ce que ça changeait d’en avoir 2 (ou 3 ? non pas 3.)
C’est comme ça que Eiko a rejoint la maison, au grand bonheur de chipounette, qui passe son temps à la poursuivre pour ‘la caresser’ et l’emmener dans son lit.
Elle a de la chance Chipounette, parce que ‘son chat’ est un modèle 100 % ronron sans une once de crainte ni d’agression. ça lui évite drôlement d’être balafrée après les positions acrobatiques qu’elle lui fait prendre. C’est qu’à 4,5 ans, on ne sait pas forcément bien s’y prendre…
Et puis d’avoir ‘une petite soeur’, ça a tout changé pour Kika : du jour au lendemain, elle est devenue sociable, joueuse, câline et bavarde.
J’avais juste oublié quelques détails de vie avec les chats – laissez votre place au chaud sur le fauteuil ou la chaise – hop un chat s’y installe – utiliser l’imprimante ? non, un chat est couché dessus – tentez de travailler – hop, un chat vient se coucher sur le clavier ou tenter d’attraper la souris sur l’écran – tentez leur curiosité en ouvrant de nouveaux espaces inconnus – un chat réussit à se faire enfermer dans un placard, une armoire, un tiroir, ou tente même d’investir la machine à laver ou le frigo – tentez de laisser un morceau de viande sur la table..non ne tentez pas – tentez de vous reposer la nuit – un chat vous attaque les pieds en croyant voir une souris, ou vous frotte la figure pour obtenir des caresses avant de partir en détalant et en glissant sur le parquet pour le 1/4 d’heure de folie…(qui a dit que ça durait ‘1/4 d’heure seulement ?) –
je crois qu’en 4 mois, ces 2 nouvelles arrivées ont renversé plus de choses que nos 2 filles en 4 ans…
Qui elles sont ravies. The Papa je crois bien aussi.
Et moi…ça irait bien mais devinez à qui échoit le nettoyage des litières ?

Petits pas au salon du livre et de la (presse) jeunesse

Je ne pouvais pas ne pas y aller – à 2 pas de chez moi, à peine plus et libre de mes horaires – enfin j’ai fais comme si.
Et puis il y a avait déjà des auteurs et des illustrateurs que je suis par librairie et blogs interposés depuis bientôt 3 ans – Nicolas Gouny, Elé, Coralie Colorie font partie des mes visites régulières…Merci à vous 3 pour ces petits moments ‘en vrai’ !
Et puis… au gré des pas on tombe sur des perles de textes et de dessins merveilleux comme ceux de Lucie et les lucioles ou le secret de Pétronille et puis on passe un moment avec une des auteurs des Editions Chocolat Jeunesse, Fabienne Roulié…et puis…si le rdc grouille d’entrées et de sorties, au 1er on est au calme pour discuter, regarder, parler et échanger.
En résumé, au 1er ce sont les éditeurs indépendants, des petits (grands), et en bas…les cargos de logos.
Alors on laisse la foule grouiller au dessous et on reste à faire planer au dessus, du coté de  »’la maison est en carton »’ qui édite de bien jolies illustrations en éditions limitées et à encadrer, parmi lesquelles certaines de Marc Boutavant, Soledad, Nathalie Choux et bien d’autre…et on repart non pas léger mais très alourdi par le poids culturel des prises de la journée !

Bidouille & Poucette ont 3 ans !

Il y a 3 ans je travaillais sous pression dans une entreprise qui venait d’être rachetée 3 fois en 6 ans.
Autant dire que j’avais passé les épreuves de Koh lanta et dire que je maitrisais l’art de rester perchée sur un poteau 4 heures durant en plein soleil.
Et qu’amaigrie’ de toutes parts après un tel régime, j’étais à la recherche d’oxygène.
‘Crée un blog !’ me dit the Papa !’
‘créer un blog, créer un blog…pour quoi faire, pour dire quoi ?’…lui répondais je.
Et j’ai découvert les blogs.
Les blogs de mamans, les blogs d’artistes, les blogs de couturières et de tricoteuses, les blogs d’écrivains et de fans de…
J’ai découvert des univers déco intérieures si beaux que j’ai commencé à modifier mon intérieur jusque là en jachère et en cartons.
J’ai découvert des univers tendance si trendy que j’ai eu envie de faire mieux que d’aller chez DPAM pour les vêtements.
J’ai découvert des mamans attentives à l’éducation de leurs enfants, leur consacrant tout leur temps et je me suis dit que je pouvais faire autrement que penser à elles depuis le haut de ma tour dominant Paris. J’ai rencontré des blogeuses qui sont devenues des amies. Même si, souvent l’éloignement géographique me fait regretter de rester virtuelle pour certaines d’entre elles…
J’ai admiré le talent des tricoteuse et des couturières…et cela me suffit.
Il y a 2 ans je me suis dit que mes neurones allaient fondre totalement si je ne les agitais pas un peu. Je me suis lancée un défi, celui de réaliser un Master après de nombreuses années d’activité professionnelles.
J’ai commencé, en regardant tremblante certains étudiants professionnels multiplier les titres Masters et en me demandant si je pouvais y arriver…j’ai terminé avec mention Bien…et ma foi…je ne suis pas retournée dans ma tour.
Il y a 3 mois, j’ ai lançé Bidouille & Poucette – le site – comme le résultat de mes balades sur les blogs et de mes errances neurologiques :) Aujourd’hui je vais chercher mes filles tous les jours à l’école, je leur consacre tout le mercredi, je multiplie à l’envie leurs activités, je n’ai pas à prendre le métro pour aller travailler, je me sens libre d’organiser mon temps…et je continue de travailler jusque minuit…
Tout de même si on m’avait dit…les blogs, tu verras, ça change la vie !
… Big kisses à toutes les mamans !!

Apparté

Des mois que j’étais privée de lecture évasion.
Sur les 18 derniers mois, en dehors de quelques bande-dessinées ou romans graphiques dont nous sommes friants à la maison, je me suis cantonnée à des thèses, ouvrages de chercheurs pour la réalisation de mon mémoire, bibles de marketing et de finances, des kilomètres de pages à lire et à surligner dans le métro, au bureau, dans le bain ou le lit.
Depuis quelques jours, je réalise que je suis redevenue libre.
Je ne suis plus guidée par un objectif ni une recherche de contenu précis mais par le seul plaisir gourmand de découvrir au hasard…la liberté !
Je me suis d’abord jetée sur un livre acheté il y a des mois et que j’avais laissé là – dans l’impossibilité de lui accorder le temps d’écoute qu’il méritait – alors qu’il m’aura fallu finalement à peine 2 jours pour le dévorer, moi en manque de sensations et l’auteur m’en envoyant plein la vue.
Une vie si violente et si pleine, que celle de Darina Al-Joundi, enfant et adolescente dans Beyrouth en guerre, raconte dans ‘le jour où Nina Simone a cessé de chanter’.
Et puis je suis ‘tombée’ sur ‘le fil du temps’, vie racontée par Corine, la bassiste du groupe Téléphone, the groupe rock français de toute une génération.
Il n’y avait à priori aucun lien entre les deux ouvrages, si ce n’est que j’aime lire les parcours raconté par des femmes au parcours particulier.
Or des liens, poutant, il y en avait :
la difficulté à mener une vie de femme libre, dans des espaces remplis de codes masculins – d’un coté la guerre, le monde musulman, l’autre l’univers rock, et pour les deux, autant la quête que la fuite de soi…
Une anecdote commune aux 2 livres surtout m’a marqué : Darina raconte que pendant une trève, un jeune libanais avait décidé d’organiser un concert géant, invitant ‘les grandes stars de Téléphone’, y mettant toute sa fortune, pour redonner l’espoir d’une vie possible à toute une ville.
Le projet avait fait le tour de tout le pays, ou presque.
Le jour même du concert, Téléphone annulait sa venue, parce que Jean Louis Aubert était à la limite de l’hospitalisation, raconte Corine.
Les libanais n’y ont jamais crû, et restent persuadés de leur abandon par le groupe.
Le jeune organisateur s’était ruiné pour ce projet, au sens propre comme au figuré.
Puis la guerre avait repris.
On n’imagine jamais à quel point on est chanceux de vivre dans une zone de paix.